Le tour des îles de Bretagne Sud

Il y’à des moments dans la vie, on les vit tout en se disant qu’on s’en souviendra tout le temps.

Une sorte d’état qui nous permet de vivre les instants à 100% mais qui nous permet également de graver ces instants à jamais dans sa mémoire.

Ces vacances sont à classer dans ce genre d’événements.

Parties d’une idée toute simple : aller faire un tour en bateau, pendant 10 jours, un peu n’importe où, elles se sont transformées en trip d’anthologie où chaque jour fut à marquer d’une pierre blanche dans l’agenda des souvenirs à se rappeler absolument.

 

       Jour 1 : La Turballe – Houat

Premier jour, pour la mise en jambes, on embarque tout le fourbi sur le bateau (sous la pluie), puis on largue les amarres, direction l’île d’Houat (et non pas l’île doigte, qui est plus bizarre).

Sous la pluie disais-je. Une sale pluie, celle bien fine et drue, qui mouille bien comme il faut et qui teste l’étanchéité des cirés. Au bout de 3 ou 4 heures je cède et je rentre dans le bateau, lâchement je laisse Julien et son père dehors. J’en profite pour me couper le doigt au lieu du saucisson.

La pluie nous à laissés tranquilles une fois arrivés sur l’île, à la grande plage de Houat. Une fois l’ancre mouillée, gonflage de l’annexe, moteur et direction la terre. Julien en profite pour découvrir les subtilités du moteur (subtilités qui s’avèreront plus tard trop subtiles pour le Julien embrumé par les vapeurs nocturnes).

Bar, bière, balade et retour tranquille au bateau.

La nuit passe sans histoire, seulement remués par les vagues du sud, mais abrités du vent du nord.

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Jour 2 : Houat – Belle-Île (Le Palais)

 

 

Voilà le jour où Papa Julien doit rentrer et nous laisse son bateau (encore merci), nous devons donc le déposer afin qu’il rentre au continent. Le choix se porte sur le port du Palais à Belle-Île, où les vedettes font la navette régulièrement, et cela permet également à Papa Julien de rendre visite à plusieurs clients insulaires.

Le soleil est déjà haut quand nous levons l’ancre, nous découvrons un système météo qui nous restera jusqu’au bout, c’est à dire une légère brise pour nous sortir des terres puis un gros plus rien du tout, pétole et mer d’huile. Démarrage de la risée diesel, Julien sort ses cannes à pêche (je suis tenté de dire qu’il sort sa gaule mais c’est trop facile).

Moteur donc jusqu’à Sauzon à Belle-Île, un des plus beaux endroits de l’île, c’est un petit village de maisons colorées, donnant sur une ria. Limités par le tirant d’eau du bateau nous ne pouvons mouiller qu’à l’entrée du port. De toute manière nous ne restons que quelques heures. Annexe, moteur et direction la ville. Balade, photos et bières sur la jetée du port. Puis retour au bateau, direction le port de Palais, une première pour moi, je ne connaissais quasiment que la côte ouest et Sauzon, jusqu’ici nous évitions le port, qui est une usine à touristes puisque lieu de débarquement des bateaux en provenance du continent et également seule et unique ville importante de l’île.

Et encore une fois, annexe, moteur, réservation du bateau pour le retour du père de Julien à terre, promenade dans les remparts du port (et non les remports du part, ce qui ne veut rien dure), puis bière au bar de l’étoile, et enfin restaurant le goéland, mucho bueno et le vin « Parallèle 45 » qui vient parfaire le tout.

 

Jour 3 : Belle-Île (Le Palais) – Île de Groix (Port Tudy)

 

 

Au lendemain, nous débarquons le père de Julien vers 9h, puis, livrés à nous même, nous fuyons, succombant à l’appel du large (mouais).

Une demi heure passe, un peu de vent, puis vers 10 heures, pppfffft, plus rien, nada, que dalle, retour au calme et circulez y’a plus rien a voir. Julien décide de….. (faire un truc utile ? Non), sortir ses cannes. Puis lui vient une idée sensationnelle, il sort le saucisson et une bouteille, en voilà une initiative qu’elle est bonne, ça fera passer le temps.

0 poissons péchés plus tard (ça prouve l’inutilité de la canne à pêche), nous voici arrivés sur l’île de Groix, à port Tudy. Nous confirmons aussi que la radio de bord ne fonctionne pas.

Amarrage à la bouée, rangement et gros gros coup de chaud, il fait LOURD, l’air est dense, nous décidons de partir nous baigner. Sur le port une course entre tous les serveurs des cafés environnants, ils doivent courir, en tenue de travail autour d’un parcours sans faire tomber ce qu’il y’a sur leur plateau.

Puis balade, les coins à l’ombre sont bienvenus, et enfin nous trouvons une minuscule crique où nous passons à l’eau (très fraîche, la Bretagne est terre de contraste et de mal au bide, trop chaud dehors, trop froid dedans).

Retour de baignade, on prend une douche, vaisselle et apéro. Puis escapade au Ti Bedeff, LE bar mythique de Groix, qui a brûlé plusieurs fois et systématiquement reconstruit. Nous y prenons quelques bières, au son d’un vieux à la guitare et aux chants bretons. Julien y repère sa sirène, le pauvre bonhomme est hypnotisé, dès qu’elle quitte le bar, Julien perd goût à la vie et décide de rentrer mais sur le chemin du retour nous croisons sur une terrasse de bar des gens qui semblaient l’accompagner, mon camarde saisit sa chance, son courage et un mojito et va leur parler. S’en suit longues palabres, qui n’aboutissent qu’à une information sur son nom (Morgane) et le fait que son cœur est déjà pris (pauvre Julien). Également quelques menaces envers mon capitaine sur des éventuels cours de nage forcés au fond du port si jamais il continuait la quête avec trop d’insistance.

Bredouille nous rentrons à l’esquif, Julien s’endort, je tangue un peu beaucoup, la salade ne devait pas être suffisamment rincée.

 

Jour 4 et 5 : Île de Groix – Archipel de Glénan

 

De beau matin le lendemain, Julien dort encore, je retourne à terre pour une douche et les croissants. Je prépare le bateau, réveille le capitaine et nous mettons les voiles dans la brume, soutenus par une bonne brise, enfin nous avançons correctement, direction l’archipel de Glénan, en route quasi directe.

Pêche pour Julien, 2-3 bricolages pour moi. Et ce qui devait arriver arriva, alors que nous écoutons la seule radio capable à ces latitudes (MaxiOne FM, vous imaginez la programmation de fou), Julien pêche un truc, malheureusement ce n’est pas Morgane mais une orphie, sorte d’anguille aux écailles vertes. Puis une deuxième.

Arrivés à Glénan, mouillage à la bouée, annexe, balade (très courte puisque l’île est toute petite), bar, bière et retour au bateau, et encore une fois à mon camarade de voir des poissons et sortir sa gaule (ça devient obscène).

Et encore une fois 4 andouilles de poissons de venir mordre à sa ligne, des lieus jaunes cette fois. J’aurai donc le privilège d’assister au vidage des poissons à 23h30 à l’intérieur du bateau, dans une odeur tout à fait….. (je vous laisse imaginer).

Le lendemain est une journée plongée, combinaisons et tubas, nous allons nager à côté des rochers et des champs d’algues. L’occasion pour Julien de tester son fusil (0 poissons attrapés, il s’agirait de remettre en question autre chose que le matériel), et pour moi de tester la nage avec le bras fraîchement réparé (ça passe à peu près).

Et force est de constater que Glénan, avec les fonds en sable blanc et l’eau hyper limpide, ça se prête vraiment bien à l’exercice de la plongée, c’est hyper beau même si dehors il faisait gris, et on découvre en vrai toute une vie sous l’eau, que l’on ne voit habituellement que dans Thalassa ou sur Arte.

Après ça, poissons et dodo.

 

Jour 6 : Glénan – Quiberon

Le lendemain nous larguons les amarres (elles se larguent toutes seules, une des deux amarres à lâché à cause des vagues), direction Belle-Île où doivent nous rejoindre Camille et Pierre.

Au cours de la navigation, nous constatons au loin de l’agitation dans l’eau, qui se rapproche du bateau, des dauphins, à chaque fois c’est magique, ils viennent jouer autour du bateau, on prend 30 photos floues pour se la péter, et puis ils repartent, toujours trop tôt.

Nous essayons le spi, puisque le vent est faible et l’allure s’y prête. Et finalement c’est chiant et compliqué, le peu de vent conjugué aux vagues rend la voile instable et le bénéfice de vitesse est minime.

Ce petit test nous a fait dévier de notre route et finalement nous décidons de prendre le passage de la Teignouse et de rentrer en baie de Quiberon pour passer une nuit tranquille, prendre une douche et faire une lessive.

Arrivés à quai nous sentons la houle même si après mesure, le sol ne bougeait pas, signe que cela fait maintenant quelque temps que nous étions en mer.

Soirée très calme, dodo rapide, demain rangement et nettoyage.

 

 

Jour 7 :  Quiberon – Belle-Île (Le Palais)

 

Et le lendemain promesse tenue, les vêtements sont propres, les bonhommes aussi et le bateau également.

Nous hissons les voiles direction Belle-Ile, où nous rejoignent Pierre et Camille. Restaurant réservé, l’occasion est spéciale, le petit bonhomme (Pierre) fête son anniversaire. Allez chauffe Marcel.

Et l’ambiance fut bonne, Pierre est malheureusement crevé et à minuit nous rentrons dormir, laissant Camille et Julien à la fête, qui manifestement leur a réussi au vu de leur arrivée fracassante au bateau (il faudra juste leur apprendre a crier moins fort à cette heure de la nuit).

 

 

Jour 8 : Belle-Île (Le Palais) – Belle-Île (Sauzon) – Houat

 

Au lendemain, réveillé avant les autres, direction la douche et le petit déjeuner, puis tentative de réparation du moteur (le Julien de la nuit n’est pas subtil et le moteur est une diva, ces deux sont incompatibles dès que le soleil se couche).

Puis les voiles et des matelots pas trop rassurés, les vapeurs de la nuit et les vagues ne les rassurent que très peu malgré les tentatives de l’équipage (maaais nooon t’inquiète ça chavire pas, mais je t’assure qu’on peut pas couler… etc…etc).

Direction Sauzon donc, où nous faisons découvrir le charme du lieux aux deux terriens décidément plus a l’aise quand le sol ne bouge pas.

De retour au bateau pêche à l’éperlan, Julien à le mojo, Camille songe à balancer la canne (je l’en aurai remerciée).

Puis nous faisons route vers Houat, sous un vent plus soutenu, la bateau marche bien, c’est un régal, enfin un peu de navigation.

Mouillage à la grande plage, annexe et balade jusqu’au nord de l’île pour assister au coucher du soleil sans oublier le crochet au bar.

Nuit un peu agitée, nous étions garés trop loin du rivage pour être protégés mais comme le bateau manœuvre mal pour les créneaux on ne se reproche rien.

 

 

Jour 9 : Houat – Belle-Île (Le Palais) – Hoedic

 

Et départ le lendemain, direction Belle-Île encore pour déposer les boulets… les matelots à leur navette, quand à nous, nous reprenons la mer pour notre dernière escale, à Hoedic.

Encore une fois du vent, navigation hyper agréable et mouillage dans une anse au sud de l’île, annexe, bar, resto pour célébrer cette croisière et retour houleux au navire.

Nuit un peu stressante à l’ancre, exposés au vent. Je me réveillerai tous les quarts d’heure pour vérifier si nous n’avons pas bougé, et je crois que Julien a fait de même.

 

Jour 10 : Hoedic – Pornic

Finalement nous n’avons pas bougé d’un iota, donc voiles, direction Pornic où nous abandonnerons le bateau.

Une brise nous porte jusqu’à l’estuaire de la Loire où nous réessayons le spi. Au milieu de cargos, l’espiègle voile nous gratifie d’un superbe nœud qui nous prendra une bonne heure à démêler. Joueurs également nous relançons le spi jusqu’à la baie de Bourgneuf où le vent nous abandonne. Un peu de moteur puis c’est reparti à la voile. Le bateau nous gratifie d’un superbe dernier bord, accompagnés du vent chaud venus de la côte, le tout sur fond de soleil couchant. On aime la voile pour ce genre de moments.

 

Arrivée a Pornic en soirée, gros rangement, resto avec mes parents et retour à la vie normale.

 

 

 

 

 

Merde c’était quand même bien. Presque un an plus tard je m’en souviens encore parfaitement, un trip génial avec des bons potes sans jamais d’engueulade ou de moments chiants, on en reprendrait n’importe quand des tranches de vie comme celles ci.

 

Merci Julien deux trois soleil qui ne montre pas sa lune sauf en navigation sur les îles ou sur Cécile.  Touché par Morgane, l’homme qui d’Armor n’es pas né, ni d’Amérique, jamais morne, pas mort né; peut être borné mais assurément Morinay, c’est le capitaine qui tient la cap sans mitaine, jamais en naufrage mais toujours du cœur à l’ouvrage, il tient la barre sans jamais l’avoir dans le crâne, l’acolyte alcoolique qui à le pet chaud qui te réveille pour dire qu’il à pécho, merci mec

 

Pierre, Camille, merci à vous c’était ‘achement cool.

Road Trip en Irlande (ze first)

Une bonne partie de cet article est restée en brouillon pendant 5 mois environ, le temps de trouver la motivation/le temps/l’envie/l’utilité (entourer la mention choisie). Mais ça y est, je m’y colle.

 

S’il y à un classement officiel des pays à road trip, à mon avis l’Irlande y figure en bonne place. Pourquoi ?

 

Des paysages magnifiques et majestueux, c’est vert tout le temps, les distances sont raisonnables (on traverse le pays en 2h30), les panoramas sont variés, il y à une sacré densité de trucs à visiter, bière, manger, accueil, convivialité…. Breeef, le top pour du road trip. Pour les accros de la conduite, les routes sont super, tournicotantes, tortueuses et en plus les limitations sont plus que permissives (80kmh dans un chemin, only in Ireland, et c’est légal).

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L’irlande, terre du rallye

Donc, cette première partie concerne mon premier road trip en Avril, avec papa&maman, une sacré boucle d’environ (2500km) que nous avons parcourue en 5 jours en voiture de location et en passant les nuit en b&b, réservés via airbnb, ce qui nous à permis de dormir dans des endroits insolites.

 

1er jour : Dublin – Belfast – Ballygalley

Jour 1

 

Le premier jour était consacré à la montée vers le Nord, en évitant le début de la côte Est, pas très intéressant. Une fois officiellement en Irlande du Nord (au Royaume Uni donc), bifurcation vers la route côtière, très large au début, le long d’embouchures et de villages, mais à mesure que l’on approche de Belfast, la route côtière est peu à peu désertée par les locaux et devient une petit route tortueuse, le plus souvent enserrée entre deux haies denses qui délimitent les champs et qui coupent (un peu) du vent. Car du vent il y en a, et pas qu’un peu, du bon gros vent de mer qui fait pousser les arbres de travers et qui oblige les moutons à porter leurs gros manteaux.

Ça meule par ici
Ça meule par ici

On bifurque vers Belfast, on retrouve des routes larges et la circulation se densifie. Belfast nous accueille par un embouteillage ( les mêmes qu’en France sauf qu’ils sont de l’autre côté). Par contre la ville est jolie,  la banlieue est traditionaliste anglaise avec des pavillons rangés proprement et un micro jardin, entretenu méticuleusement, et le centre mêle des anciens bâtiments en brique type révolution industrielle et des nouvelles constructions en verre et acier, mais le tout est fait avec respect du patrimoine, donc ça marche plutôt pas mal. Nous prenons la direction du musée consacré au Titanic (ta mère), sur les docks, eux aussi en cours de réhabilitations, du même style que l’île de Nantes et le hangar à bananes, mais en plus gros.

L’attraction Titanic (ta mèr..) est sympa mais sans plus, le bâtiment est moderne d’extérieur mais l’intérieur est décoré comme à l’époque du Titanic (ta mè…), il y a beaucoup d’informations, de vulgarisation. Le musée retrace le contexte de fabrication du Titanic (ta m…), présente les grands hommes du chantier et du projet, puis suit le déroulement de la construction, la mise à l’eau, la première navigation puis le drame et la manière dont il fut vu à l’époque. C’est bien fourni, bien fait, bien documenté mais un peu chiant au bout d’un moment, c’est vraiment usine à touristes et ça coûte cher. (57€ pour trois).

Par la suite, nous nous en sommes allés de la ville, direction Ballygalley, chez Margy. Trouvée sur airbnb, elle accueille les gens dans sa grande maison au bord de mer, dans deux grandes chambres à l’étage et un salon et salle à manger au rez de chaussée. Le reste de la maison est isolé de ces parties. L’accueil est top, avec le thé et gâteaux, une présentation des lieux et des alentours, bref, elle est bien sympa. Le lendemain, gros breakfast à l’anglaise, bacon, tomates, oeufs, salade de fruits, toasts, confiture, café, chocolat, alcool, putes et coke (j’en rajoute volontairement, je vous laisse deviner).

 

                   2eme jour : Ballygalley – Chaussée des Géants – Londonderry – Glenties

Jour 2

 

Nous sommes partis de beau matin (les vieux ça dort pas), sur la route côtière pour rejoindre la chaussée des Géants (the Giants Causeway comme ils disent). Un des plus gros problèmes de l’Irlande, c’est le temps, légèrement lunatique dirons nous. Donc de la route côtière nous n’avons vu …. que la route. A coté c’est la mer mais à cause du brouillard, on à du la deviner, à défaut de la voir.

La chaussée des Géants c’est bien. Mais là aussi, pour voir la mer on à du deviner, à cause du fog qui était plutôt tenace. Mais même dans le brouillard, c’est impressionnant à voir, ça donne même une ambiance sympa, on voit moins les gens et on ce concentre plus sur ce qui est proche de nous. Ici ce qui est impressionnant ce sont les colonnes basaltiques (je cause scientifique moi), qui se sont figées très rapidement dans la mer, en prenant des formes octogonales et une construction en marches d’escalier. Déjà très impressionnantes sur quelques mètres de long, c’est encore plus incroyable quand on se dit que ce genre de phénomène traverse la mer d’Irlande et que l’on peut en retrouver en Ecosse chez les voisins d’en face.

Puis, taillaut vers Londonderry (les vrais irlandais l’appellent Derry, puisque longtemps disputées entre irlandais et britanniques), la route est nulle (toute droite à travers la campagne), la ville bof quand on reste un peu autour (le centre est fortifié mais tout petit). Voila, meilleur guide de l’année…..moi.

Une fois passé Londonderry, on entre dans le conté de Donegal.

Et ce conté, il claque.

C’est beau, on roule au milieu d’une grande plaine avec au loin et de chaque côté, des belles montagnes (des grosses collines) en cailloux, les couleurs sont incroyables, le ciel gris contraste avec les herbes jaunes orangées, la roche des montagnes est grise, tantôt sombre tantôt claire, sans aucune végétation, ou bien avec de la bruyère rase, il n’y a personne, juste la route, une ligne électrique le long et c’est tout. De temps en temps, une profonde tranchée dans la tourbe témoigne d’une présence humaine, de temps en temps quand ils en ont marre de boire de la bière ou de s’occuper des moutons.

Oui, tiens les moutons… Il y a plus de moutons que d’habitants, dans ce conté, il n’y a pas ou peu de champs délimités, donc ils sont plus ou moins libres, les seuls moyens de les reconnaître c’est une grosse tâche de peinture sur le dos; et ce sont surtout les champions du rien à secouer. Il est au milieu de la route, une voiture arrive à 100 km/h, la réaction du mouton = 0, rien, nada, il doit se douter que le conducteur à trop peur de perdre sa caution.

Arrivés à Glenties, les indications de airbnb nous emmènent sur une micro route qui s’enfonce dans la forêt de pins. Au bout de la route, on trouve une petite maison en pierre, c’est là que nous dormirons. Nous sommes accueillis par Allaye ( d’habitude c’est un nom de saucisson, le saucisson Allaye….), qui nous laisse sa maison. « Partez quand vous voulez, et laissez la clé dans la boite aux lettres ». A la cool, à l’irlandaise, tout le monde il est gentil. On prend le temps de détailler la déco, c’est moche, du genre bien rustique, comme chez les oncles et tantes qu’on voit jamais, qui ont refusé l’évolution à partir de 1960. On fait un feu, parce que en Avril, au milieu de la campagne, ça meule bien comme il faut, donc on envoie la tourbe au feu, et qu’sa brûle.

 

            3eme jour : Glenties – Slieve League – Donegal – Sligo – Claggan Island

Jour 3

 

Nous partons, toujours tôt (avec le froid, les vieux se lèvent encore plus tôt), en direction de Slieve League (prononcer Chlive Ligue), classées deuxièmes falaises les plus hautes du monde, avec un point culminant à 601m (donc 3 fois plus grosses que les falaises de Moher). Pour y accéder on prend une toute petite route qui suit les falaises, en montant, ce qui fait qu’arrivé à un moment, on est très haut au dessus de la mer, mais toujours au bord. Arrivés au parking on commence l’ascension, il y a environ 400m à monter à pied. Nous nous arrêterons au quart de la montée. En fait ce ne sont pas des falaises comme on s’imagine, abruptes et toutes droites. Il faut plus voir ça comme des montagnes en bord de mer, avec une grosse pente qui va dans l’eau. on ne se rend pas bien compte de la hauteur, à moins de regarder les bateaux en bas ou les piétons en haut, et en faisant la comparaison; c’est impressionnant, mais pas trop.

Back on ze road, on redescend le long de la côte, en passant par Donegal, jusqu’a Strandhill, où on s’arrête. C’est une grande plage, moitié galets pour la partie haute, et moitié sable, pour le bas. C’est un des spots de surf les plus connus d’Irlande, en témoignent les écoles et locations de surf. A côté de la plage, un grosse dune, que même on se demande ce qu’elle fait ici. Et derrière, le Knocknarea, un gros rocher de 320m de haut, célèbre pour abriter la tombe d’une reine qui régnait sur la région au temps où ils se battaient avec des cailloux et des bâtons.

On continue vers le Sud, les paysages deviennent vraiment jolis, on entre dans le conté de Mayo (les ennemis jurés du conté de ketchup), le plus gros producteur de tourbe d’Irlande. On file en direction de Belmullet et de Claggan Island. Belmullet c’est la ville du coin, tout à l’Ouest du conté de Mayo, située sur une presqu’île. Claggan Island c’est une presqu’presqu’île, j’entends par là qu’on y accède en roulant sur la plage en voiture (la porte ouverte aux conneries pour un type dont le QI se divise par deux au volant d’une voiture), et aux plus grandes marées, l’île est seulement reliée au continent par une bande de sable de 10m de large. Nous y rencontrons Laurence, un éleveur de vaches, qui, avec son père, possède les 2/3 de l’île. Et aussi il vit dans l’ancien poste des gardes côtes, un bâtiment vraiment beau, derrière duquel il à installé deux pods, des sortes de cabanes, avec seulement un lit et des waters, mais situés face à la mer et au soleil couchant. Le reste des installations comme la cuisine et les toilettes sont dans un autre bâtiment vachement moins sexy.

           4eme jour : Claggan Island – Westport – Clifden – Galway – Athenry

Jour 4

 

Là c’est le gros morceau de choix, avec le plus beau du conté de Mayo et le Conemaraaaaaaaaaa (rpz Michel Sardou).

Après avoir fait un tour de l’île avec le propriétaire (Laurence pour ceux qui suivent pas), nous repartons à travers le conté de Mayo. A partir de ce moment, c’est vraiment du gros gros niveau de joli, les paysages sont vraiment incroyables, les routes sont belles et bien surfacées, les couleurs sont variées et la lumière est belle.

J’ai pas grand chose à dire sur cette journée, tout est beau, il y a peu de choses à visiter d’autant que nous avions beaucoup de route à faire donc on a traversé tout ça un peu (trop) vite . Mayo et le Conemara on ne visite pas, on le vit (c’est la catchphrase de l’année).

Nous avons tenté un détour par le Conemara National Park, un parc avec des sentiers balisés avec des paysages typiques du Conemara, mais devant les 30 cars et 40 voitures garées devant, nous avons vaillamment fait demi-tour.

Tentative également à l’abbaye de Kylemore, un ancien château au pied d’une montagne et devant un lac, qui fut donné à des religieuses et qui leur appartient toujours. Le lieu est splendide, le château est entouré de jardins à la française, nous tentons d’y aller, mais le guichet nous annonce 13€ par personne pour y aller, donc fuck it, on se casse.

Reste la route et les paysages, qui jusqu’ici sont toujours gratuits, et ça suffit amplement tellement les panoramas sont sensationnels.

Une fois passé Galway, nous allons vers Athenry, légèrement à l’Est, où Chris nous attend. Il est le propriétaire d’une chapelle qu’il a restauré avec sa femme. Le centre est aménagé en grand loft, les extrémités ont été converties en bureau pour un côté et cuisines, chambres, salle de bains de l’autre côté. Encore une fois, l’accueil et l’hospitalité irlandais sont à souligner, les gens sont aimables et serviables, c’est top.

 

            5eme jour : Athenry – Cliffs of Moher – Dublin

Jour 5

 

Dernier jour du trip, consacré aux falaises de Moher et au retour à Dublin ensuite.

Nous retrouvons rapidement la route le long de la côte, un peu en dessous de Galway. Au fil de la route, on sent que l’on prend de l’altitude, que la côte de relève par rapport à la mer, on voit plus de falaises bien droites, avec un bel angle tracé à l’équerre. Puis la route s’éloigne du bord, on perd la côte de vue en retrouvant les champs, toujours délimités par des murets (c’est un art en irlande). On note aussi une nette augmentation du nombre de minibus de voyageurs et de tour opérateurs.

On arrive au visitor centre des falaises, bien trop cher pour voir un truc naturel, on continue donc. Puis, quelques kilomètres plus tard, une petite route sur la droite, juste la largeur d’une voiture, et un panneau qui indique un parking pour les falaises. Qu’a cela ne tienne, nous y allons. Après un dédale de micro routes, voila le parking, avec une boite aux lettres pour payer sa place. en fait le parking et le chemin d’accès aux falaises est aménagé par les propriétaires qui y ont vu une opportunité de récupérer des sous et qui en avaient marre des gens qui venaient se garer à l’arrache.

Les falaises de Moher, tout le monde les a vues en photos, sur un truc qui parle de l’Irlande. C’est tellement emblématique, mais ça le mérite. D’autant plus qu’en photo ça ne rend pas du tout comme en vrai. J’ai jusqu’ici utilisé beaucoup de superlatifs, mais ici, ils prennent tout leur sens. « Impressionnant et incroyable », ça colle bien. « Oula c’est haut », on peut le dire aussi. Vous aurez beau prendre 200 photos, il vaut mieux aller s’en rendre compte par soi même.

Après les falaises, vient le retour à Dublin, la traversée du pays par l’intérieur et à travers la campagne, c’est pas bien intéressant, c’est de l’autoroute comme en France, sauf qu’on roule du mauvais côté. Le côté positif c’est que ça se fait rapidement.

Ensuite Dublin, une soirée là bas et déposage des parents dans l’avion.

 

Et Fin.

 

Tadaaaam. Bravo d’avoir suivi jusqu’ici. Si vous voulez y aller, j’accompagne volontiers. Je ferais un autre article pour mon deuxième road trip avec mes frères cette fois ci, et peut être que j’écrirai un autre en racontant un voyage avec vous.

Dublin, Dublinia et Christ Church

Historiquement, Dublin commence à devenir intéressante avec les Vikings en 800, avant c’etait un peu la zone, 3-4 paysans, des moines et des moutons, bref, pas la joie.

Puis les vikings sont arrivés pour mettre un peu l’ambiance, ils ont trouvé ça bien, donc ils sont restés, ils se sont fait chercher des embrouilles par les locaux en 900-1000, mais ils ont tenu, en 1100, ils sont bien dans leurs chausses, en 1200, le roi d’Irlande commence à sévèrement pousser au portillon et récupère la mainmise sur Dublin. Il se fait un peu remuer par d’autres tribus et les choses se posent enfin vers 1600, où le roi reste bien assis sur son trône. Ils sont assez éloignés des conflits majeurs pour ne pas être trop embêtés (et pas assez nombreux). Seuls les anglais leurs cassent un peu les noix, et même aujourd’hui encore, il reste un morceau anglais qui gêne au Nord du pays.

Voilà un peu ce que raconte Dublinia. C’est le musée de l’histoire irlandaise, j’ai trouvé ça super intéressant, on suit l’histoire, les vikings, le moyen âge, et même l’époque moderne avec des reconstitutions de chantiers de fouilles, des infos sur comment on date les objets et les squelettes, bref, on s’ennuie pas.

Et bien entendu, pas une seule photo, parce que j’avais pas envie.

Collé à ça, Christ Church. Il suffit de traverser la rue par un passage couvert et nous voilà aux portes de l’eglise la plus ancienne de Dublin.

Christ Church, c’est déjà vieux, mais en plus de ça, elle à été construite sur des fondations de bâtiments vikings, donc c’est un sacré morceau d’histoire.

Vu d’extérieur, c’est massif, brut, pas très subtil mais ça à une sacrée tronche, à l’intérieur, c’est grand, silencieux, et à cause de son âge, tous les murs sont couverts des plaques des contributeurs ou des mécènes de l’église.

Ca reste très intéressant à visiter.

Mais la grosse surprise, c’est qu’on peut descendre dans la crypte.

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! AMBIANCE A LA MEGA TEUF, GROSSE SONO, CANONS A FUMEE, DJ SUREXCITE FOULE EN DELIRE, TOUT LE MONDE DANSE PARTOUT, CA SENT LA SUEUR, L’ALCOOL ET LA DEBAUCHE, C’EST VRAIMENT INCROYABLE LE DECALAGE EST TOTAL !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Non

Il fait super sombre, y’a pas un bruit, des tombeaux, plein de trucs en or qui rappelle que si l’Eglise voulait tes sous à l’époque, c’était pas nécéssairement pour le bien d’autrui, un café, une boutique souvenirs et des toilettes. (ça c’est vrai de vrai).

On à pris un café et un scone (un muffin taille XL, très dense), le tout dans une crypte.

Si vous trouvez les photos floues, c’est normal, j’avais pas mis le flash et mon appareil arrive pas trop quand il y a peu de lumière (mais je l’aime bien quand même).

Dublin, The Book of Kells et Trinity College Library

En Irlande, il y a Dublin.

Dans Dublin, il y a Trinity Collège.

Dans Trinity Collège, il y a une bibliothèque.

Dans la bibliothèque de Trinity Collège à Dublin en Irlande, il y a un livre.

THE BOOK OF KELLS (tadadadam)

Un des plus vieux bouquins d’Europe, daté à environ 800 après JC. Ca fait vieux. Bien entendu, c’est pas un magazine à lire aux vaters. C’est un truc écrit par des moines qui avaient que ça à faire puisque le télé et Patrick Sébastien existaient pas.

Donc ils ont eu le temps de faire des supers dessins, des détails incroyables.

Écrit en 800 donc, volé et enfoui sous terre pendant 8 ans, il est retrouvé et stocké chez d’autres moines, il  voyage un peu ensuite et se pose définitivement à Trinity Collège en 1661.

Et il va falloir me croire sur parole ou chercher sur Google parce que j’ai pas pris de photos (pas le droit, et il fait tout sombre, pour pas abîmer les bouquins).

Mais après il y à la bibliothèque de Trinity Collège, digne de Harry Potter. Pleine de vieux livres (environ 6 millions d’ouvrages référencés), et la Long room,  des bustes de grands penseurs/écrivains, une énooorme voûte en bois, 18 de haut et 65m de long.

Dublin, la Guinness Storehouse

J’attendais de la faire depuis que je suis arrivé à Dublin.

THE Guinness House, la grosse fierté de la ville, et du pays à la limite.

A l’origine, Arthur Guinness s’est implanté dans ces quartiers parce que c’était très bien désservi par le réseau d’eau, et la bière, ça demande pas mal de flotte. Et pour être sûr de pouvoir se développer, en 1759, Mr Guinness prend un bail pour 4 hectares de terrain, le tout, sur 9000ans.

Oui, 9000

Pas de limites à l’époque, donc tant qu’a faire, ce quartier était naze à l’époque. Maintenant c’est révolu puisque le terrain à été acheté, et de toute manière, Guinness recouvre 50 hectares, et les 4 d’origine, c’est juste pour les touristes (coucou).

Donc, Guinness, bière, cool.

Une bière noire, une stout, une porter (la porter c’est une stout plus sombre). Fabriquée à partir de malt, de houblon, de levure et de flotte (plein).

Et la visite commence par là. Un grand bâtiment (le premier de l’histoire de Guinness), ancien, révolution industrielle (c’est l’époque). On monte un escalator et on commence par les ingrédients.

L’intérieur du bâtiment est très sombre, très épuré, on voit les murs en briques, le sol en ciment brut, et toutes les charpentes en acier, c’est sympa, il y a beaucoup d’espace.

Donc le malt exposé en grand bac, Guinness achète les 2/3 de la production irlandaise.

Du houblon, dont les plants peuvent mesurer jusqu’à 4m50.

Des levures, dont le procédé de fabrication est gardé secret maison, et historiquement, elles étaient conservées dans le coffre fort de Mr Guinness.

De l’eau, qui vient des montagnes au Sud de Dublin, donc pas très loin.

Puis vient ensuite les machines, les procédés de transformation et le stockage.

A cet étage, on en apprend plus sur le malt, qui est brassé et grillé à 234°C, puis mis à fermenter en cuves, mélangé au houblon, pour produire une pâte épaisse et collante, on incorpore les levures qui transforment le sucre en alcool, puis on stocke dans des gros tonneaux, qui contiennent beaucoup de bière.

Et aussi des machines anciennes et l’histoire de la tradition tonnelière de Guinness, qui, avant d’utiliser du métal, employait plus de 200 maîtres tonneliers.

Dans la tradition, pour passer d’apprenti à maître tonnelier, tu étais jugé par tes collègues et quand ils t’estimaient capable d’être maître, tu fabriquais un tonneau, ils brûlaient l’intérieur (comme tous les tonneaux, pour enlever les aspérités et empêcher le bois de boire), te mettaient dedans alors que le tonneau était encore fumant, jettaient de la sciure, de la bière, fermaient le tout, et te roulaient à travers l’usine jusqu’à ce qu’ils estiment que tu en avais assez eu, merci les mecs.

Ensuite, on peut monter encore (la visite se déroule sur plusieurs étages) pour découvrir les pubs, les restos, se servir sa propre pinte selon les règles de l’art, mais surtout, boire un coup au bar, tout en haut de la tour Guinness, dans un bar qui offre une vue sur 360° de la ville, et ça c’est cool.

La première mascotte de Guinness est la Trinity College Harp, parce que c’est historiquement un des grands symboles de l’Irlande.

La deuxième mascotte est un toucan à cause d’un slogan d’une pub des années 40.

« You see what one Guinness brings you, imagine what toucan »   

Jusqu’à pas si longtemps, les employés de Guinness pouvaient en boire autant qu’il voulaient, c’était un des avantages d’y travailler, mais ils ont cessé la pratique (alors là, je comprends pas pourquoi).

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Voila pour la Guinness Storehouse. Je suis un peu mitigé, il y à pas des masses de contenu, c’est un peu une pub géante pour la marque, mais la visite est agréable à faire (mais chère, 16€/pers).

Dublin, les cochons

Un phénomène se développe dans Dublin, sous la forme de cochons décorés un peu partout dans la ville.

C’est en fait une initiative de la part d’une association pour des orphelins. On donne un cochon à un artiste, il le décore, le pose dans un endroit alloué par la mairie et les gens peuvent voter pour leur cochon préféré, ou bien même l’acheter, sympa et original. (de bon goût, c’est plus discutable, mais le cochon c’est pas la meilleure base niveau design)

Un échantillon de ce qui peut en ressortir.

Dublin, 26 Février

Au vu de la fréquence des articles, vous avez le droit de me traiter de feignasse.

Sortie VTT aujourd’hui, ça va surement pas parler à tout le monde.

Comme j’ai reçu mon vélo hier, je suis allé lui présenter les chemins irlandais aujourd’hui, et il à aimé.

1h de pédalage chiant par la route et en pleine ville pour aller jusqu’à la colline, ma même chose pour en revenir, et j’ai pas pu trop explorer, la lumière décline vite ici.
Parti par 5°C, direction Ticknock, LE gros spot des Wicklow, c’est là où auront lieu les EnduroWorldSeries (une course d’un championnat mondial, où les français sont très bons).

Je fouille un peu pour trouver les chemins, qui sont cachés dans des hameaux de maisons, puis enfin, première montée, un chemin très encaissé, raviné à souhait, plein de cailloux, au bout de 10m je suis à pied, à bout de souffle. Le reste de la montée est du même acabit.
Arrivé sur un replat, je me tourne pour découvrir une superbe vue sur Dublin et la baie, joli, je suis pas venu pour rien, par contre je me dépèche de bouger, il y à un vent à décorner les boeufs, et avec l’humidité ambiante, ça caille les meules.

Je monte encore par ce qui semble être un passage de vtt de descente, ultra engagé, des grooooosses pierres partout, faut bien choisir sa trajectoire sinon c’est la correction direct. Au vu de la largeur du chemin, et des ajoncs de chaque côté, je porte le vélo.
Arrivé en haut, une grosse antenne, un vent de la mort et une superbe vue.


Je regarde la carte, puis en jettant un oeil aux alentours, je vois quelque chose qui interpelle le vététeux que je suis.

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Un chemin spécial, interdit aux pédestres, au diable la carte, je ferais le point en bas.

Et c’est ici que commence l’extase.

« Diantre » me dis-je, « ils savent tracer des pistes. »

Roulante, mais hachée par des grosses pavasses, ça commence dans de la lande pour plonger dans la forêt de sapins, le chemin est tout lisse, bien propre, juste quelques flaques qui cassent un peu l’élan, des passages de caillasse, des racines, un peu de dévers…..

Le pied.

Je n’ai, bien entendu, pris aucune photo de la piste, c’est pour les gens qui s’arrêtent et les touristes.
En bas de la piste, je sors ma carte, super, j’étais trop à l’Est, je suis pile où je veux maintenant, le beurre et l’argent du beurre.

Je vois des mecs qui chargent leurs vélos sur leurs voitures, je demande si c’est possible de descendre encore par du chemin, ils m’annoncent que c’est fini, tout le reste est en haut, crotte.
Mais, je descends, et tombe face à une entrée d’un ptit chemin qui s’avèrera tout aussi bon que son homologue d’un peu plus haut, avec le gros avantage d’être un peu plus « nature », avec des trous, des bosses.
Puis c’est vraiment fini, de toute façon, j’ai des crampes, ma condition physique n’est plus qu’un lointain souvenir.

Et je rentre, ça caille, la banlieue est moche, il fait sombre et les conducteurs s’en fichent des vélos.

Voilavoila, à ma prochaine sortie je devrais être accompagné de dublinois, si les chemins sont de cette qualité, je vais aimer ce pays.

Mon roadbook de la journée, j’adore les noms des rues, très british.

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Dublin, 19 Février

Le temps se fait plus long, entre les articles, mais aussi en vrai, le jours s’allongent sensiblement, et c’est pas plus mal.

Une belle météo se profile à l’horizon, l’occasion pour moi d’accepter la proposition d’Elise, une française au pair, et de partir faire un peu de randonnée dans les alentours de Bray.

Le but était d’aller vers Bray Head, une colline en bord de mer, avec une croix au dessus.

Le rdv est donné à 10h30 à The Spire, dans une des rues principales de Dublin, à 10 min de chez moi en vélo. Je saute donc sur un vélo, les DublinBikesbyCocaColaZero, c’est leur petit (vrai) nom, et direction O’connell Street. Le temps de pédaler un peu, de confirmer mon aversion pour les chauffeurs de bus (les vélos et bus partagent les mêmes lignes de circulation) qui klaxonnent dès que le feu passe au vert et qui ignorent les distances de sécurité (ou alors ils comptent en mm).

Arrivé à The Spire, je repère Elise, et on marche direction du bus, j’ai pas l’abonnement donc je paye en cash et découvre que les « gentils » bus ne remboursent pas (ouéééé).

3,30€ plus tard, arrivés dans le centre de Bray, on descend du bus et c’est parti, dans la joie et la bonne humeur, on sort de la ville direction la plage….

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Enfin, la plage…..

C’est très breton, déjà, c’est que des galets (des grains de sable XXXXL), et pas une seule naïade en train de faire ses ablutions. Faut dire qu’on est dans le nord, et la température de l’eau incite pas vraiment à grand chose.

Vient l’ascension.

Ils ont pas des montagnes très hautes mais par contre ça grimpe sévère, mais heureusement pas très longtemps. Donc une côte boueuse, un champ de racines et un tas de cailloux plus tard, nous voici à Bray Head.

C’est super joli, ça offre un sacré point de vue sur la baie de Bray, et on distingue Dublin au loin. La mer turquoise d’un côté, les montagnes vertes-orange de l’autre et un mec qui renifle au milieu (moi). Le sommet est en plein vent, et l’atmosphère très humide (entendre par là, plus humide que d’habitude). Donc on traîne pas, et on resdescend le long de la côte direction Greystones, un peu plus au Sud, en passant par les sommets alentours.

Avant d’atteindre le village, on bifurque vers l’Ouest, l’interieur des terres, il y à une grosse colline qui me tente bien.

Après moults tours et détours, consultations de la carte, flûte, zut, pas moyen d’y aller, pourtant elle était bien.

Retour à Bray donc, bus, vélo, maison, manger, dodo.

Journée bien usante pour les pieds et jambes mais les paysages étaient superbes et la compagnie agréable.

Dublin, 11 Février

En voila une journée qu’elle fait mal aux cannes. J’avais envie de marcher….

PAN !!!!!

5 heures dans tes jambes, j’ai plus envie de marcher.

Bon, par contre, un beau tour de Phoenix Park et de Farmleight Park. J’avais prévu de faire juste le tour du premier, et au final, j’ai un peu ratissé partout, marché dans tous les sens, pris plein de photos.

Constatations :

Dublin, c’est plus joli quand il fait gris

Il fait super humide, même si il pleut pas, c’est une sorte d’atmosphère saturée et dense, t’as toujours l’impression de reçevoir des petites gouttes de début de pluie, et en fait non, le temps est ‘achement stable.

 

Je débute donc ma balade par un tour du gros complexe à côté de chez moi, un truc tout moderne, pas moche, pas beau. Original. Ce sont des bureaux, un peu de magasins, et les derniers étages sont pour l’habitation.

On continue, jusqu’à Phoenix Park, près du Zoo.

 

D’ailleurs, le Zoo est juste à côté des headquarters de la Police.

Puis un peu de divagation partout dans le parc, la maison du président d’Irlande, l’ambassade des USA, le bout du parc.



Au bout du parc, des bâtiments assez anciens, tous fermés par des gros murs.

Et puis le retour, pas très loin de la Liffey, la rivière de Dublin. Sur le chemin, je vois des trucs bizarres au loin, je me rapproche, serait-ce ??? Serait-ce ???

OUI !!!!!!!!!!!!!

Une petite centaine, en train de chiller sur les terrains de rugby, rien à secouer des gens qui passent, des chiens des gens qui passent, des français qui les prennent en photos, ils s’en foutent, à priori le contact humain est plus facile pour eux que pour moi.

Et le retour, en passant par le fort, The Magazine Fort, qui ressemble plus à une place forte d’holocauste nucléaire.



Voila, pour citer mon frère Etienne : »J’ai les pieds en fumée »